Marie Kisters

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Me llamo Marie Kisters, tengo 22 años y estudio trabajo social en una Universidad católica en la ciudad Aachen que está ubicada en el oeste de Alemania, cerca de las fronteras con Holanda y Bélgica. En este momento estudio en el séptimo semestre y estoy terminando la carrera escribiendo mi trabajo de grado. El trabajo trata de los roles de género y la reproducción cuyo en la sociedad, sexismo, y como organizaciones sociales reproducen roles anticuados también.

Trabajo en una casa de educación para jóvenes realizando talleres con niños, jóvenes y adultos que tratan de sostenibilidad, la naturaleza y el Mercado justo. Además me comprometo con el apoyo de una organización que envía voluntarios a Alemania y que acompaña voluntarios que llegan desde Colombia. El trabajo se trata también de mantener una hermandad con dos organizaciones sociales en Bogotá y Medellín.

Hice mi práctica en la Corporación Claretiana Normal Pérez Bello de Septiembre 2018 a Diciembre de 2018. Encontré la Corporación Claretiana buscando en el internet una organización que trabaja con indígenas en Colombia. Estaba buscando en Colombia porque ya pasé un año de voluntariado en el Líbano Tolima. Viendo la página web de la corporación me dio curiosidad de conocer más y envié un correo a la secretaria técnica.

En mi práctica en la corporación acompañé a los pueblos indígenas el Trompillo Kuway y los Maiben Masiware. Realizamos algunos viajes al territorio. En el resguardo Caño Mochuelo me quedé un mes entero. Primero que todo, conocí las estructuras y organización de pueblos indígenas en general. Colaboré a la Corporación con la ayuda de tareas de su trabajo. Parte de esas era preparar, realizar y repasar los viajes.

En Caño Mochuelo realicé un Proyecto de empoderamiento de las mujeres y jóvenes indígenas. Noté que las mujeres en los pueblos sufren de mucha opresión no solo por ser indígena sino también por ser mujer. No hablaron mucho y les dio miedo hablar en frente de más personas. No toman asiento en el espacio político del pueblo y los hombres muchas veces les callaban. Con unos talleres muy prácticos se quería facilitar el saber de sus poderes y saberes a las mujeres para que ellas reconozcan su competencia de participación en la vida cotidiana.

La práctica en la Corporación me ha enseñado muchas cosas, pero el aprendizaje más significativo es la crianza de mi propio concepto de trabajo social. He aprendido la forma de como quiero ver y trabajar con humanos en mi futuro trabajo y por la practica he conocido al teórico Paulo Freire que tiene una vista a la educación que resulta ser muy importante para mi profesionalidad. La experiencia me ha enseñado que la opresión y estructuras de poder se encuentran en todo el mundo en muchas formas y hay que entrar en un diálogo para revolverlo.

Recomiendo a otras personas de estar voluntario en la corporación porqué mi experiencia en la corporación era muy única y bonita. He conocido a personas inteligentes, poderosas, sabias y fuertes. Solo conociendo esas personas se convierto los meses en Colombia en algo muy especial y valioso. Tenía la oportunidad de conocer lugares especiales y vivir situaciones muy nuevas. Tenía la oportunidad de superarme a mí mismo, notar mis límites y conocer mejor mis fuerzas.


Marie, 22 ans, Allemagne

Je m’appelle Marie Kisters, j’ai 22 ans et j’étudie le travail social dans une université catholique de la ville d’Aachen, située en Allemagne de l’Est, proche de la frontière avec la Hollande et la Belgique. J’étudie actuellement en septième semestre, et je suis en train d’écrire mon travail de fin d’étude. Ce travail traite des rôles de genre et de ses reproductions dans la société, comme le sexisme, et comment les organisations sociales reproduisent également ces rôles archaïques.

À côté de cela, je travaille dans une maison d’éducation pour les jeunes, réalisant des ateliers avec les enfants, les jeunes et les adultes, sur les thèmes de l’écologie, la nature, et le marché éthique. De plus, je me suis engagée dans l’aide d’une organisation qui envoie des volontaires en Allemagne, et qui accompagne des volontaires arrivant de Colombie. Ce travail vise aussi à maintenir une fraternité avec deux organisations sociales à Bogotá et Medellin.

J’ai réalisé un stage à  la Corporation Claretiana Norman Perez Bello de septembre 2018 à décembre 2018. J’ai rencontré la Corporation Claretiana en cherchant sur internet une organisation travaillant avec des communautés indigènes en Colombie. Je recherchais particulièrement ce pays car j’y avais déja effectué un an de volontariat, dans le Libano Tolima. J’ai vu le site de la Corporation, cela m’a donné envie d’en savoir plus et j’ai envoyé un courrier au secrétariat.

Pendant mon stage à la Corporation, j’ai accompagné les peuples indigènes du Trompillo Kuway et les Maiben Masiware. Nous avons effectué quelques voyages sur le territoire, et je suis restée un mois entier dans la réserve Caño Mochuelo. Premièrement j’y ai appris les structures et les organisations des peuples indigènes de manière générale. J’ai collaboré avec la Corporation avec l’aide de travaux ponctuels. Une partie de ces tâches était de préparer, réaliser et revoir l’organisation des voyages. Dans la réserve de Caño Mochuelo, j’ai réalisé un projet pour renforcer l’autonomie et le pouvoir des femmes et des jeunes indigènes. En effet, j’ai remarqué que les femmes des communautés souffrent de beaucoup d’oppression, non seulement pour le fait d’être indigène mais aussi pour être femme. Elles ne parlent pas beaucoup, et cela leur fait peur de parler en face de beaucoup de personnes. Elles ne prennent pas de place dans l’espace politique de la communauté et très souvent, les hommes les font taires. Avec quelques ateliers très pratiques, je voulais encourager les femmes dans l’exercice de leurs pouvoirs et de leurs connaissances, afin qu’elles  reconnaissent leurs compétences de participation à la vie quotidienne de la communauté.

Ce stage à la Corporation m’a enseigné beaucoup de choses, mais l’apprentissage le plus significatif a été l’évolution de ma propre conception du travail social. J’y ai appris comment je voulais voir et travailler avec les êtres humains dans mon avenir professionel, et avec ce stage, j’ai pu rencontrer les théories de Paul Freire, qui possède un point de vue sur l’éducation qui a eu beaucoup d’importance pour moi, professionnellement. Cette expérience m’a enseigné que l’oppression et les relations de pouvoir se rencontrent dans le monde de beaucoup de facons différentes et que le dialogue est important pour résoudre ces conflits.

Je recomanderai à d’autres personnes d’être volontaire à la Corporation, car mon expérience là-bas fut unique et très intéressante. J’y ai connu des personnes intelligentes, brillantes, savantes et très fortes. Avec le simple fait de connaître ces personnes, les mois en Colombie se sont convertis en quelque chose de très spécial et irremplacables. J’ai eu l’opportunité de connaître des lieux particuliers, et de vivre des situations très nouvelles, ainsi que de me surpasser moi même, d’observer mes limites et de mieux connaitre mes forces.